Cali – Sophie Calle N°108 – Analyse des paroles

Chanson française
PDF, 176 pages

Story&Drama analyse les paroles de la chanson Sophie Calle N°108 de Cali, une chanson d’amour triste, le portrait d’une rupture douloureuse.

Clip de Sophie Calle N°108

Paroles de Sophie Calle N°108

Nom de Dieu, ouvre la bouche
Je t’en supplie
Tes mots me tiennent à la vie
Dis quelque chose

Mon amour, ton silence pervers
Est trop lourd
Il me démolit
Je t’en prie
Dis quelque chose

Même si aujourd’hui
Tout ce qui a été beau explose
Même si les lauriers
Fanent plus vite que les roses

J’écarte d’une main peu sûre
Les cheveux de ton visage
Tu n’es plus jolie…

La tristesse a attaqué
Ton regard à la pioche
Je crois que cette fois
C’est bien fini

On se croyait plus fort
On emmerdait la mort
On est si peu de choses
Les lauriers
Fanent plus vite
Que les roses

On encaisse moins bien les coups bas
On négocie moins bien les virages
Je ne suis plus ton héros qui te serrait fort
Quand tu avais peur du terrible orage
Pour éclairer tes yeux
Pour te raconter mille fois comment serait notre mariage

Mais aujourd’hui
Tout ce qui a été beau
Explose
Les lauriers
Fanent plus vite
Que les roses

On est ruinés
Regarde comme la vie à deux
Fait parfois des ravages
Et encore
On a évité de peu
Ce putain de mariage

Toutes ces nuits pourries
À colmater la faille
À faire du collage
On ne peut pas tout reprendre
Au début
Refaire l’emballage

On ne fait plus les beaux
On ne prend plus la pose
Les lauriers
Fanent plus vite
Que les roses

Regarde-moi
Ne baisse pas les yeux
Tu vas tourner la page

Tu vas trouver bien mieux
Un qui en veut
Un qui a la rage
Un qui vit pas comme un vieux
Qu’a pas la mort toujours dans les parages
Un croque la vie
Sans partage

Ouvre la bouche
Je t’en supplie
Dis quelque chose
Même si aujourd’hui
Tout ce qui a été beau explose
Même si les lauriers
Fanent plus vite
Que les roses

Analyse

Ce texte-ci non plus ne se présente pas de manière conventionnelle. Assez long, fait de fragments très courts et de vers de tailles variées il rime irrégulièrement et a un refrain fondu dans les couplets et relativement indissociable d’eux.

Nom de Dieu, ouvre la bouche

Intrigue, Acte I, exposition et déclencheur.

D’entrée on a un tu, donc un je. Le Héros donne un ordre à quelqu’un. Le Nom de Dieu nous fait comprendre que ce Héros est énervé, en colère.

Je t’en supplie

Ce vers gentil contraste avec le précédent et nous aide à comprendre que le destinataire est une femme.

Tes mots me tiennent à la vie
Dis quelque chose

Ces vers complètent le premier et nous permettent de comprendre le but du Héros : avoir une discussion avec la femme qu’il aime.

Mon amour, ton silence pervers

Mon amour : l’expression confirme que le Héros parle à sa petite amie ou à son ex.

Est trop lourd
Il me démolit
Je t’en prie, dis quelque chose

Répétition du but.

Ce passage nous fait comprendre que la femme est l’Antagoniste du Héros, elle s’oppose frontalement à son but : il veut qu’elle parle, et elle préfère garder le silence.

Même si aujourd’hui
Tout ce qui a été beau explose
Même si les lauriers
Fanent plus vite que les roses

Ce passage sonne comme un refrain, même si musicalement il ne se différencie peu du reste.Et ce refrain est clair : une histoire d’amour qui explose.

L’allusion à la tradition de Mon amie la rose n’aura échappé à personne ! 🙂

J’écarte d’une main peu sûre
Les cheveux de ton visage
Tu n’es plus jolie…

L’Acte II est lancé, c’est ce monologue faute de dialogue.

La chanson a beau être un dialogue de sourds, l’Antagoniste fait acte de présence, mais contrairement aux supplications du chanteur, elle ne dira pas un mot.

La tristesse a attaqué
Ton regard à la pioche
Je crois que cette fois
C’est bien fini

Ce passage contribue à nous informer sur la situation de base, le fait que c’est fini entre eux, ce qui rend la chanson encore plus triste.

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