Béruriers noirs – Il tua son petit frère – Analyse des paroles

Chanson française
PDF, 176 pages

Story&Drama analyse les paroles de la chanson Il tua son petit frère de Béruriers noirs, biographie d’un marginal qui devient meurtrier fratricide.

Clip d’Il tua son petit frère

1

Il tua son petit frère
Il n’avait jamais vu la mer
Il créchait dans un taudis
Parmi les rats et les souris

2

Il étrangla son proprio
Et se laissa tomber de haut
Mais ce n’était qu’un petit bâtard
Fabriqué comme une vraie tare

3

C’était une saloperie ambulante
Il en avait marre de cette vie chiante
Les gens disaient qu’il était fou
Car tous les soirs il rentrait saoul

4

Quand il pointait au chômage
Il avait le cœur plein en rage
Et il cherchait dans les poubelles
Le destin d’une vie plus belle

5

Son désir était de s’enculer
Lui-même sans rien et sans pédé
Il voulait être hermaphrodite
Il fut bouffé par les moustiques

6

Il tua son petit frère
Il n’avait jamais vu la mer
Il voulait être hermaphrodite
Il fut bouffé par les moustiques

Son petit frère ton petit frère
Son petit frère ton petit frère

Clip d’Il tua son petit frère

La chanson commence sur un élément très dramatique, Il tua son petit frère, un crime au passé simple qui est un temps d’action, mais passe tout de suite à l’imparfait qui est un temps beaucoup plus statique pour décrire une situation de misère et de violence ordinaires, ce qui dédramatise et banalise le crime initial.

On comprend donc que comme dans Comme toi, il s’agit d’un portrait, d’une évocation poétique et relativement stable d’un symbole très dramatique en lui-même.

Les couplets suivants égrènent la même litanie de faits divers : un meurtre sordide, un suicide, la déprime, la folie, le chômage, la faim, la frustration sexuelle, l’isolement, l’alcoolisme, la misère…

Un chanteur narrateur nous décrit la vie ordinaire d’un personnage à la fois criminel et victime. Ce personnage n’est pas un Héros, il se trouve seulement impliqué dans quelques accidents, sans rien qui se détache vraiment de la grisaille ambiante dans un monde où tout est violence et crime.

Les couplets 5 et 6 révèlent tardivement que ce personnage qualifié de saloperie ambulante n’avait qu’un seul désir, s’enculer lui-même, ce qui est aussitôt conclu sans récit ni péripéties par sa mort précoce et pathétique : il fut bouffé par les moustiques, une idée qui évidemment ne tient pas debout une seule seconde, tout simplement parce que les moustiques ne mangent pas de viande (ils boivent du sang).

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