Game of Thrones, Saison 1, épisode 1, résumé

Game of Thrones
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Qu’est-ce qui fait de Game of Thrones la série la plus vue du monde ?
Sans doute d’abord l’excellence de son scénario.
Des centaines d’intrigues passionnantes.
Articulées en une architecture narrative haletantes.
Animées par des personnages complexes, colorés, contrastés, fascinants.
Voici une analyse scénaristique complète du scénario des 20 premiers épisodes de la reine des séries.

Game of Thrones, Saison 1, épisode 1, résumé

La qualité et le succès d’un scénario sont une question de technique.

Quoi de mieux pour apprendre cette technique, que de l’acquérir par imprégnation, en regardant travailler les meilleurs auteurs, en observant ce qui fait que les grandes œuvres nous marquent, nous impressionnent, nous fascinent ?

On s’intéresse en particulier à la construction des intrigues, leur montage, leurs relations thématiques, à la construction des personnages, leurs rôles, leurs propriétés dramatiques, les effets de narration, la gestion de l’information, etc etc.

Voici un tout petit extrait du résumé commenté de l’épisode 1 de la saison 1 :

Au Nord, un éclaireur découvre dans la forêt enneigée les cadavres massacrés d’un groupe de sauvageons. Il fuit.

Exposition et déclencheur d’une première intrigue. On se doute qu’il faudra développer et résoudre cette énigme.

L’éclaireur prévient ses deux acolytes. L’un d’eux qui prend les commandes refuse de le croire et décide de se rendre sur les lieux. Là-bas, les cadavres ont disparu. En faisant des recherches, le chef se fait massacrer à son tour et l’éclaireur et son acolyte s’enfuient. Ils sont poursuivis. L’acolyte est décapité.

L’intrigue se développe mais le mystère s’épaissit. Information : on en a vu autant que l’éclaireur, et plus que son chef sceptique. On sait que l’éclaireur a raison et que son chef a tort : ironie dramatique.

Générique

Le générique ne donne pas d’information dramatique mais il informe sur le genre, le registre, l’atmosphère, l’esprit du récit.

L’éclaireur est rattrapé dans une plaine par une douzaine de cavaliers en armes.

Il y a eu ellipse d’une partie de l’action. On développe l’Acte II de cette courte intrigue.

Dans un château, un enfant – Bran Stark – tire à l’arc. Un adulte – son demi-frère Jon – l’encourage.

Le tir à l’arc n’est qu’un prétexte, un élément thématique. L’enjeu ici est d’exposer ces nouveaux personnages : un gamin qui apprend le métier de guerrier, un grand frère qui prend soin de lui.

Arya Stark fait de la couture.

Exposition. On fait connaissance. En fait, c’est une fausse piste : on le verra bientôt, Arya n’est pas du tout une jeune fille sage qui aime faire de la couture.

Bran rate son coup, sous le regard de ses 2 parents, Catelyn Stark et Eddard Stark qui l’encourage. Une flèche atteint le cœur de la cible : elle vient d’être tirée, non par Bran, mais par Arya (qui s’est donc échappée de son cours de couture). Bran se lance à la poursuite de sa sœur.

On élargit le champ et positionne les personnages les uns par rapport aux autres : 2 parents, 2 enfants.

La micro-intrigue du tir à l’arc est déjà finie. Elle a servi à montrer que Bran apprend et qu’Arya préfère le tir à l’arc à la couture.

Un messager annonce à Stark qu’un déserteur de la Garde de Nuit a été arrêté. Catelyn semble objecter. On comprend que Stark doit tuer ce déserteur. Il demande à Bran de venir voir l’exécution. Catelyn n’est pas d’accord mais Stark insiste : il faut former Bran parce que « l’hiver vient ».

Exposition d’Ed Stark dans sa fonction officielle de justicier. C’est surtout thématique : établir son autorité et la brutalité de son époque.

Dans la cour, Jon Snow, le bâtard de Stark, échange un regard muet avec Catelyn. On sent qu’elle ne l’aime pas.

Après l’exposition de la « famille unie », on avait besoin d’une exception. Voici donc le bâtard, le mal-aimé, l’exclu de la famille.

Dans une vallée, quelques hommes entourent l’éclaireur avant de l’exécuter. Il demande à Stark de dire à sa famille qu’il est désolé. Sous le regard de Jon et Bran, Stark le décapite d’un coup d’épée. Jon félicite Bran d’avoir regardé jusqu’au bout.

Deux intrigues, l’exposition du monde des Stark, et les causes de la désertion de l’éclaireur, convergent. L’une résout l’autre. Mais l’intrigue de l’éclaireur a posé un thème de fond – la menace surnaturelle venue du Nord, qui trouvera son point culminant dans 20 épisodes, à la fin de la saison 2…), duquel naîtront d’autres intrigues.

Stark discute avec Bran. Il lui explique pourquoi il a dû tuer cet homme. Bran pose des questions : « c’est vrai qu’il a vu les marcheurs blancs ? » Bran semble douter de la culpabilité du « déserteur » et son père manque d’arguments pour lui répondre.

Cette scène joue sur deux tableaux. Elle personnalise l’inquiétude à propos des « marcheurs blancs » grâce à l’identification du public à ce jeune garçon charmant et intelligent. Elle montre aussi Bran en tant que conscience morale précoce, et Stark en père à l’écoute.

Stark et sa troupe tombent sur un cerf éventré, dévoré par des vers. Ils font des recherches dans les parages et tombent sur un loup géant mort qui a la corne du cerf encore plantée dans la gorge. A côté, ils trouvent de petits louveteaux. Certains veulent les tuer, d’autres les garder. Jon plaide pour les garder, Stark accepte. Jon qui n’en a pas pour lui étant un bâtard, en trouve finalement un totalement blanc et le garde.

On joue encore sur 2 tableaux : l’inquiétude liée à l’observation de phénomènes surnaturels, qui génère de l’ironie dramatique en donnant raison à l’éclaireur injustement décapité et à Bran qui fait preuve d’intuition ; et la question de la place de Jon chez les Stark : il s’exclut, mais on l’inclut sans que ça fasse l’unanimité.

Dans une cathédrale, des nonnes accomplissent des rituels autour d’un mort de haut rang. Au balcon de cette cathédrale, Jaime Lannister vient voir sa sœur Cersei. L’homme mort était la « Main du Roi » (Jon Arryn). Cersei voudrait voir Jaime à ce poste, mais Jaime ne semble pas convaincu.

Transition. Pour la première fois, on quitte le Nord et on change de monde. Gros contraste d’ambiance.

Exposition de Port-Réal, sa cour et ses intrigues.

Exposition de Cersei et Jaime comme intrigants égoïstes.

Exposition du problème : qui sera la nouvelle Main du Roi ?

Catelyn vient voir Stark sous un arbre. Elle lui apprend la mort de Jon Arryn, Main du Roi, qui était « comme un père pour toi », et que le Roi Robert Baratheon et sa cour sont en route pour Winterfell. Stark devine que c’est pour le nommer Main du Roi.

On revient à Winterfell pour une synthèse : la mort de Jon Arryn à Port-Réal a des conséquences à Winterfell, les intrigues se croisent.

Catelyn organise le repas de réception.

Les fils Stark passent chez le barbier.

Des remparts, Bran voit arriver le Roi Robert et sa cour. Il descend à toute vitesse par la façade et le rempart. Il croise sa mère Catelyn qui lui interdit de grimper.

En trois scènes on a fait s’écouler le temps narratif et rendu concrète l’information à propos de l’arrivée du Roi.

Ces mini-intrigues en série n’en font qu’une au fond. Chaque personnage ayant un bout d’action personnel fait aussi partie d’un personnage collectif : les Stark. Suivre Catelyn puis Robb et Jon, puis Bran, puis Arya juste après, c’est suivre « les Stark se préparent à recevoir le Roi ».

 Arya Stark enfile un casque et observe l’entrée du Roi dans la ville. Dans la cour du château où les Stark et leur cour attendent en rang, on la cherche. Elle se joint à eux – Stark lui enlève son casque. Le Roi Robert entre dans la cour, tout le monde s’agenouille. Robert salue Stark d’une manière familière : ils sont de vieux amis.

L’anecdote du casque continue d’exposer Arya comme un garçon manqué attiré par les armes et la guerre.

Petite surprise du spectateur à constater la familiarité entre Robert et Stark. Ils se savaient vieux amis, tandis que nous découvrons qu’ils le sont.

Dans la crypte, le Roi Robert nomme Stark « Main du Roi ». Stark veut refuser mais le Roi insiste, et ajoute qu’ils vont marier son fils à une des filles Stark.

Cela confirme ce que Stark avait deviné, mais cela nous surprend car cela va plus loin.

Au bordel, Tyrion Lannister fricote avec une prostituée sur un mode complice et cérébral. Son frère Jaime fait irruption dans la pièce sans gêne aucune : il vient convier son frère au dîner du soir avec les Stark, et il amène à Tyrion trois nouvelles prostituées.

Exposition de ces deux personnages. C’est la seconde fois qu’on voit des Lannister, la seconde fois qu’on voit Jaime, la première fois qu’on voit Tyrion. Tyrion est exposé d’abord sur la base de sa petite taille et de son goût pour la débauche et les belles paroles. C’est une surprise qu’il soit le frère du beau Jaime.

Le Roi Robert se recueille à la mémoire de sa femme morte, dans la crypte des Stark. Sa femme était la sœur de Stark. Elle a été tuée par un Targaryen.

Ceci permet au spectateur de mieux comprendre les généalogies et les clans en présence. L’allusion aux Targaryen permet une transition thématique très fluide avec la scène suivante. Enfin, cet élément nous laisse comprendre pourquoi plus tard Robert tiendra tant à faire assassiner Daenerys Targaryen, par vengeance.

« Pentos, de l’autre côté du détroit ». Daenerys Targaryen regarde l’horizon, l’air triste. Son frère Viserys vient lui faire admirer un tissu. Ils sont hébergés depuis plus d’un an et Viserys attend de retrouver son trône, dit-il. Il dénude sa sœur et lui annonce « il faut que tu sois parfaite aujourd’hui », avant de conclure « quand on fera l’histoire de mon règne, on dira qu’il a commencé aujourd’hui ». Daenerys se baigne dans une eau brûlante, sans douleur.

Exposition des Targaryen et du monde lumineux et aérien de Pentos, après 18 scènes sur les Stark et 2 scènes sur les Lannister.

Déclencheur et but très clairs : c’est Viserys qui instrumentalise la beauté de Daenerys pour devenir Roi.

Exposition de Daenerys : 1/ belle, 2/ soumise, 3/ courageuse. Il est facile de voir que la propriété n°2 fait de l’ombre aux 2 autres.

Daenerys devra donc se libérer de la tutelle de son frère – but implicite qui contient un message féministe.

Daenerys, Viserys et un notable attendent au seuil d’une maison. Un guerrier barbare et ses hommes se présentent à cheval. Le notable décrit les lignages en présence. Le barbare regarde Daenerys d’un air mauvais. Le plan de Viserys est de marier sa sœur à ce Khal Drogo, mais Daenerys n’est pas d’accord. Viserys ne lui laisse pas le choix, car ce mariage fait partie de son plan pour reconquérir « son » trône en utilisant l’armée de Drogo. Daenerys y semble résignée.

Cette scène qui renouvelle et détaille le déclencheur et le but de Viserys en tant que Héros qui veut devenir Roi, étoffe les identités et les motivations de chacun, mais ne fait que confirmer ce qu’on venait d’apprendre : la soumission de Daenerys s’explique par la pression qu’elle subit de Viserys.

Catelyn et sa fille Sansa évoquent le projet de mariage entre Sansa et le Prince Joffrey Baratheon, fils du Roi Robert et de Cersei.

Un immense festin. Le Roi Robert festoie. La Reine Cersei et Catelyn regardent, dignes.

Ces deux scènes synthétisent nos données. Le Roi Robert contribue à rapprocher deux clans que tout oppose – une famille moins puissante mais respectable et une famille très puissante et installée au pouvoir mais corrompue.

Ces scènes documentent la condition féminine dans ce monde : faire l’objet de transactions, et rester digne en toutes circonstances, même dans l’inconfort ou la violence.

Dehors, Benjen et Jon Snow se retrouvent par hasard. Jon demande à Benjen de le prendre avec lui dans la Garde de Nuit mais Benjen est sceptique et s’éclipse.

Jon manifeste un but. Il cherche un allié mais échoue. Cela n’annule pas le but mais confirme sa condition de bâtard, exclu.

Tyrion s’approche de Jon Snow. Ils font connaissance. Tyrion parle de Jon en tant que « bâtard ». Il se décrit lui-même, en tant que nain, comme une sorte de bâtard aux yeux de son père. Jon Snow en reste frustré.

Une rencontre bien insolite. Dramatiquement, aucun enjeu. Mais thématiquement c’est riche : Tyrion y prend une dimension d’auto-dérision douloureuse mais assumée, tandis que Jon Snow montre du calme, de la maîtrise de soi, qualités nobles qui font apparaître sa situation comme injuste.

Au festin, Stark interroge Benjen à propos de l’éclaireur. Benjen le décrit comme un bon éclaireur. Ils méditent autour des phénomènes surnaturels observés récemment, les massacres, les loups géants.

Cela nourrit une tension dramatique généralisée sur Westeros menacé par des forces surnaturelles.

Cela confirme a posteriori que la justice de Stark n’était pas si juste, puisque l’éclaireur était un soldat de valeur qui n’avait commis aucune faute.

La Reine Cersei et Catelyn discutent. Cersei admire la beauté de Sansa, l’interroge sur ses règles ce qui embarrasse Sansa, et lui commande une robe. Cersei veut faire venir Sansa à la capitale et lui faire épouser Joffrey. Cersei a une attitude plutôt hautaine.

Cela nourrit l’intrigue « Sansa promise à Joffrey ».

Jaime vient voir Stark et le provoque en duel, d’une manière calme et chevaleresque. Stark refuse dignement.

Cette scène contredit la précédente – Jaime veut se battre avec le père de sa future parente – et nourrit le thème de l’hypocrisie des Lannister.

 Arya s’amuse à salir la robe de sa sœur Sansa, alors Catelyn envoie Robb la mettre dehors.

Encore une illustration du caractère rebelle d’Arya et de l’ordre familial pourtant serein chez les Stark.

Le soir, au lit, Catelyn et Stark discutent. Ils médisent du Roi ivrogne. Leur vieux conseiller vient les informer qu’un message est arrivé : Lysa Arryn, sœur de Catelyn, les prévient que les Lannister ont assassiné son mari Jon Arryn qui était Main du Roi. Ils craignent maintenant que le Roi Robert lui-même soit en danger.

Voilà une information qui fait l’effet d’une bombe, en fin d’épisode. Cela confirme nos savoirs sur les vices des Lannister. Surtout, cela continue de poser clairement les termes du débat à venir : les Stark, contre les Lannister, les Justes contre les Injustes – même s’il y a des nuances et des zones floues.

A Pentos, cérémonies de mariage barbare : nourritures, bal…Viserys est impatient, au milieu des festivités il ne pense qu’à faire un plan d’invasion pour retrouver sa couronne. Des hommes se battent sauvagement et l’un tue l’autre : c’est normal, dans un mariage dothraki. Le chevalier Jorah Mormont vient offrir son présent aux mariés Drogo et Daenerys. Puis on offre à Daenerys 3 œufs de dragons changés en pierre. Drogo offre à Daenerys un magnifique cheval blanc.

C’est la crise de l’intrigue « Daenerys mariée à Drogo ».

Au crépuscule, dans les rochers au bord de la mer, Drogo déshabille Daenerys qui reste passive et apeurée, proie de ce barbare.

C’est le climax de l’intrigue « Daenerys mariée à Drogo ».

Au château Winterfell, Tyrion badine avec un chevalier mal tondu.

Simple pause dramatique entre plusieurs temps très forts.

Le Roi Robert vient trouver Ed Stark. Ils partent à la chasse. Ed Stark croise le regard de son fils Bran.

A posteriori, cette scène prendra des airs de mauvais présage.

 Bran escalade le rempart et grimpe jusqu’à la haute fenêtre d’une tour. Il tombe par surprise sur Jaime et Cersei Lannister en train de faire l’amour – inceste frère-sœur ! Jaime fait semblant de simplement le réprimander, et pousse Bran dans le vide.

C’est le climax d’une intrigue faite d’éléments épars :

  • la proximité de Cersei et Jaime,
  • les vices des Lannister,
  • les talents de grimpeur de Bran,
  • et synthèse : Bran en grimpant découvre l’inceste des Lannister.

Jaime confirme son aura criminelle en devenant sans scrupules un assassin d’enfant. A partir de là, les choses ne peuvent que se dégrader.

Du côté des valeurs, l’histoire a rendu les choses claires :

  • Les Stark sont une famille relativement unie, sauf le cas problématique de Jon Snow. Ed et Catelyn Stark ont de véritables aptitudes en tant que parents et que dirigeants même s’ils voudraient s’éviter les responsabilités du pouvoir.
  • Au contraire, du côté des Lannister on voit Cersei et Jaime comploter avec une ambition démesurée, puis forniquer ensemble, on voit Jaime lancer à Stark un défi arrogant, on voit Tyrion se débaucher avec cynisme, on voit Jaime tenter de tuer Bran : une accumulation assez manichéenne de vices.

Bilan dramatique

Avec ce premier épisode déjà très riche, la série démarre en fanfare en organisant la convergence de longue haleine d’intrigues venues des quatre coins de Westeros.

Les scènes 1 à 11 ont présenté le monde des Stark : la structure de leur famille, le statut d’Eddard comme seigneur justicier, les caractères bien différents des enfants : Sansa belle et soumise, Arya rebelle, Robb responsable, Jon exclu.

Les scènes 12 à 19 font converger le monde des Lannister et du Roi Robert avec le monde des Stark, par l’intrigue où Robert fait d’Eddard sa Main.

Les scènes 20 à 22 puis 32-33 lancent de très loin des personnages qui vont se rapprocher de Westeros pendant les deux saisons. Daenerys qui sera le personnage principal du monde de Pentos nous est d’abord présentée comme un pion dans le jeu machiavélique de Visérys, et cette situation de faiblesse permettra plus tard à Daenerys de prendre sa véritable dimension.

Les scènes 23 à 31 reprennent la convergence des Lannister et des Stark qui s’opposent et se confrontent en une série de rencontres. La scène 31 est la plus importante de l’épisode car elle désigne les Lannister comme le principal Antagoniste des Stark.

Les scènes 34 et 35 font transition vers la scène 36 qui accomplit une première fois l’antagonisme entre les Lannister et les Stark et qui constitue un cliffhanger typique. Un cliffhanger est une technique de scénario qui consiste à terminer un épisode sur un très fort suspense, une grande incertitude, en l’occurrence ici : poussé dans le vide par Jaime, Bran va-t-il mourir ?

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