Analyse du film Le Parrain de Francis Ford Coppola, séquence 1

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PDF, 105 pages

Les trois épisodes du Parrain se classent dans le Top 10 mondial des films les plus appréciés. Cette place, le film la doit en grande partie à la qualité exceptionnelle de son scénario.
C’est pourquoi nous avons analysé en détail les intrigues, personnages, effets dramatiques et autres paramètres narratifs de ce chef d’oeuvre technique.
Voici, pour vous scénaristes et auteurs, un extrait de nos analyses.

Analyse du film Le Parrain de Francis Ford Coppola

Séquence 1. Le Mariage. Minutes 0 à 26

Un homme (Bonasera) raconte comment deux “non-italiens” ont défiguré sa fille, été jugés par la justice américaine et relâchés le jour même. Cet homme vient demander justice.

Cette entrée en matière a l’allure d’un Acte I : exposition (on a défiguré sa fille) + but (punir les responsables). Héros : Bonasera, But : obtenir l’aide de Vito Corleone pour punir les agresseurs de sa fille.

La caméra décadre et on aperçoit le Don (Vito Corleone), de dos, qui répond en reprochant à ce monsieur Bonasera de ne jamais être venu le voir auparavant, et de ne pas le traiter avec les égards dûs. Bonasera insiste et demande quel est le prix pour faire punir les deux brutes. De face cette fois, le Don, homme mûr, posé, assis à son bureau en smoking des grands jours, explique que Bonasera doit d’abord le reconnaître comme le Parrain.

Cet Acte II joue de l’incertitude sur la réponse décisive du Don, donc sur son rôle actantiel : s’il accepte, Vito devient Aide de Bonasera. S’il refuse, alors il se place dans le camp adverse comme un Sceptique, rejetant le but du Héros.

Un nouveau décadrage révèle la présence en retrait de deux autres hommes dans la pièce. Bonasera s’exécute et baise la main du Don en l’appelant “Parrain”.

C’est l’Acte III. Crise.

Cette fois, le Don accepte la requête, fait sortir Bonasera, et demande à un des deux hommes – on saura bientôt qu’il s’agit de Tom Hagen – de confier la tâche à Clemenza.

Climax et réponse à la question dramatique. L’Aide du Parrain à Bonasera signe l’arrêt de mort des agresseurs de la fille de Bonasera, et distribue les rôles actantiels d’une nouvelle intrigue qu’on ne verra jamais à l’écran et dont les personnages sont : Héros : Clemenza, Mentors : Vito et Bonasera, but : punir les agresseurs de la fille de Bonasera, Antagonistes : ces agresseurs.

Bilan dramatique : cette scène solennelle constitue une exposition typique, et il est à noter que cette exposition s’effectue à l’aide d’une mini-intrigue factorielle (= une intrigue qui constitue un moment d’une autre intrigue plus vaste, voir Scénario 2). A travers un problème mineur, on a montré le Don dans sa fonction majestueuse de juge parallèle, capable d’infliger la mort à distance, d’une seule phrase. On a également caractérisé Tom Hagen comme bras droit du Parrain, et Clemenza comme exécutant ordinaire des basses œuvres, rôle qu’il prendra encore plusieurs fois. Enfin, on a installé l’italianité mafieuse de ce petit monde à travers les dialogues – Bonasera qui décrit une des brutes comme un “non-italien”, les formules de politesse en italien utilisées par le Don et Bonasera (Grazie/Prego) – et à travers les rites : le baiser sur la main, la vendetta.

Cut violent entre le silence et l’obscurité du bureau du Parrain, et la lumière et la gaieté musicale et bruyante du jardin.

Effet de transition entre intrigues par contraste.

La famille Corleone est réunie presque au complet – Vito Corleone, son fils Sonny, sa fille Connie qui se marie, son mari, et d’autres – pour prendre la photo de mariage, mais le Don n’est pas satisfait car Michael manque.

Exposition des personnages et caractérisation du lien affectif fort entre Vito et Michael.

Effet d’attente placé sur Michael, sans encore savoir qui il est.

Divers plans montrent Connie, puis Clemenza qui danse, Tessio – on apprendra que c’est un des hommes de main de Corleone – qui se sert un jus d’orange, et le Don qui salue Don Barzini qui quelques instants plus tard détruit une photo qu’on vient de prendre de lui.

Exposition de tous ces personnages : leur apparence, leur comportement.

A l’extérieur de la villa, un homme relève les numéros d’immatriculation des voitures garées, puis quelques plans plus tard, Sonny sort et veut le chasser. L’homme sort une carte du FBI, Sonny crache dessus, et l’homme ne réplique pas. Un instant plus tard, Sonny jette à terre l’appareil photo d’un photographe indiscret.

Exposition de la puissance du clan des Corleone qui peut défier un agent du FBI sans risquer aucune sanction, et caractérisation de l’impulsivité de Sonny – une caractéristique fondamentale de ce personnage.

Bilan général : cette succession de micro-événements vient de présenter une demi-douzaine de personnages, et contribue à installer le décor : italianité, fête (musique, danse, boissons, photos autorisées et non-autorisées), jeux de pouvoir (de la police, des mafieux).

Retour au bureau du Don pour une autre affaire. Un homme, Nazorine, plaide pour sa fille qui veut épouser un italien immigré, Enzo, que les autorités veulent rapatrier. L’homme veut que le Parrain l’aide à faire rester Enzo. Le Don accepte et Nazorine sort content.

Exposition d’une nouvelle mini-intrigue, très similaire à la précédente : il s’agit donc d’un montage d’intrigues en séries.

Héros : Nazorine, Aide potentiel : Vito, but : obtenir l’aide de Vito pour faire rester Enzo en Amérique. Dès lors que Vito accepte la mission, les données deviennent: Héros : Vito, Mentor : Nazorine, but : faire rester Enzo en Amérique, Antagoniste : les autorités qui veulent renvoyer Enzo en Italie.

Caractérisation : puissance du Parrain, qui là encore, joue le rôle d’autorité parallèle, plus forte que l’autorité légale !!

Cut à nouveau, de l’obscurité du bureau à la lumière du jardin,

Même effet de contraste par le montage d’intrigues.

où Michael arrive – en uniforme de l’armée – avec sa fiancée Kay. Michael et Kay entament une danse,…

Exposition de ces personnages : ils semblent heureux ensemble, proches et unis. On s’en souviendra plus tard.

… observés par Vito, tandis que Tom Hagen organise les visites. Le prochain visiteur en privé est Luca Brasi.

Exposition de la visite de Brasi.

Cut. On voit un homme – Brasi – assis à répéter les mots qu’il compte dire au Don.

Cut. Michael et Kay sont assis à une table. Kay se moque de Brasi qui parle tout seul – Michael sait son nom, montre qu’il est informé.

Exposition du personnage de Brasi, et caractérisation de Michael comme homme très au courant des affaires de la famille.

Tom Hagen sort, salue Michael chaleureusement, Michael lui présente Kay.

Exposition des liens thématiques entre Tom Hagen et Michael (=ils se connaissent et ont des rapports cordiaux), et de l’absence de liens entre Kay et Tom Hagen (=ils ne se connaissent pas).

Tom se retire, et Michael explique à Kay que Tom a été un enfant abandonné, adopté par son père, et qu’il sera probablement “Consiglieri”. Kay demande ce que c’est, Michael répond évasivement.

Exposition du personnage de Tom Hagen, et caractérisation de Michael comme homme très au courant : il connaît les noms, les histoires des hommes de son père, les fonctions. Le fait que ce soit Michael qui nous en informe, établit une connivence particulière entre nous et lui.

Luca Brasi est reçu par le Don. Il récite maladroitement son texte de félicitations à propos du mariage de la fille du Don. Vito remercie poliment et Brasi sort.

Exposition des liens de soumission entre Brasi et son chef.

Retour à la fête. Sonny susurre à l’oreille de sa fiancée, puis on les voit monter séparément dans la maison.

Exposition d’une mini-intrigue qui montre Sonny dans ses plaisirs, et caractérisation de ce personnage comme être charnel (cela se confirmera tout au long du film).

Dehors, sa mère entonne une chanson italienne guillerette.

On continue l’exposition générale de la fête.

Dans le bureau, Tom Hagen informe le Parrain des cadeaux envoyés par des juges ou des sénateurs.

Là encore, cela expose la puissance d’influence, le réseau des Corleone.

Dehors, un chanteur-vedette crée l’hystérie. La mariée est ravie de l’accueillir.

Exposition de ce personnage (Johnny Fontane).

Dans le bureau, la discussion continue à propos d’un sénateur en visite.

Notez la structure d’intrigues en montage alterné.

Cette fois, c’est la mère qui accueille le crooner et l’encourage à chanter.
Pendant qu’il entame son refrain, Kay questionne à Michael à propos du chanteur. Michael lui révèle que Vito a envoyé Luca Brasi pointer un revolver sur le crâne du leader de ce groupe pour aider Johnny à casser un contrat qu’il avait avec un groupe. Pour résumer, Michael utilise cette formule : “Il lui a fait une offre qu’il ne pouvait pas refuser”.

Exposition et caractérisation, coup quadruple : Kay est curieuse ; Michael informé ; Brasi un tueur ; et les Corleone ont un pouvoir considérable.

L’histoire racontée par Michael est du point de vue de la structure une intrigue incluse. Du point de vue du contenu, c’est une histoire antérieure, une backstory – dont le rôle est de nous informer sur le passé.

C’est la première fois qu’apparaît l’expression “il lui a fait une offre qu’il ne pouvait pas refuser”. Cette expression qui reviendra plusieurs fois, sert de gimmick, d’emblème (= un symbole qui caractérise fortement un personnage, comme les oreilles de Mickey, les ailes de Batman, le poncho de Clint Eastwood, et ici les méthodes des Corleone).

Kay est choquée. La voix du crooner termine la chanson d’amour. Michael conclut : “C’est ma famille, Kay, c’est pas moi”.

Caractérisation. Pour la première fois, Michael marque ses distances d’avec son milieu.

Notez l’entrelacement permanent, ici très rapide, de 3 séries d’intrigues (= montage parallèle ou alterné) : on suit à la fois les affaires du Don co-gérées par Tom Hagen, les festivités autour des personnages de Connie, Sonny, de la mère, et du chanteur, et la conversation entre Kay, nouvelle dans ce milieu, et Michael qui l’informe et, ce faisant, nous informe.

Vito accueille le crooner qui souhaite lui parler, et envoie Tom chercher Sonny.

Amorce / set up de l’intrigue suivante.

Fredo – 2ème fils de Vito – vient voir Michael et fait la connaissance de Kay. Il s’impose, se tient mal, est déjà à moitié ivre

C’est la première fois qu’on croise Fredo. Il est caractérisé comme plutôt malpoli. Notez le contraste entre cette présentation négative, le personnage plutôt dominateur de Sonny, et le personnage élégant et distant de Michael. Tout est déjà en germe.

Bureau de Vito. Le crooner Johnny Fontane se plaint d’un directeur de studio, Woltz, qui refuse de l’engager.

Exposition d’une nouvelle mini-intrigue, similaire à celles de Bonasera et de Nazorine. Héros : Johnny, but : obtenir l’aide du Parrain pour forcer Woltz à lui donner un rôle, Antagoniste : Woltz.

Pendant ce temps, Sonny est en train de baiser avec sa fiancée, quand Tom Hagen frappe à la porte. Tom informe Sonny, en pleine action, que son père veut le voir. Tom, puis Sonny, rejoignent Vito.

Suite et fin d’une mini-intrigue destinée à caractériser Sonny comme un être charnel, hédoniste.

Vito sermonne durement le faible crooner, mais accepte de l’aider, le renvoie, puis missionne Tom Hagen pour aller à Hollywood le soir même forcer le directeur du studio à satisfaire la demande du chanteur.

Le Don accepte la mission, ce qui change les données dramatiques : Héros : Tom Hagen, Mentor : Vito (pour Johnny), but : forcer Woltz à donner un rôle à Johnny, Antagoniste : Woltz.

Dernière information : un certain Sollozzo a demandé à voir le Don pour une affaire importante.

Cela aura de l’avenir, c’est l’amorce du déclencheur de la très importante intrigue qui va suivre et structurer la première moitié du film !

Caractérisation. Une fois de plus, le Don apparaît comme un maître du monde, venant en aide aux uns et aux autres, décidant, prenant des mesures, missionnant, réglant toutes sortes de problèmes.

Enfin, la famille est réunie au complet, de gauche à droite : Tom Hagen l’adopté, Fredo le faible, Connie et Carlo son mari quasi-inexistant, sa mère, Vito, Sonny l’aîné, quelques enfants puis Michael qui – alors qu’on allait prendre la photo de mariage – va chercher Kay qui se tenait à l’écart. Photo !

Synthèse de toute cette séquence en tant qu’exposition générale.

Le dernier détail est lourd de sens : Kay ne veut pas appartenir à cette famille mafieuse et violente ! C’est l’amorce d’un désaccord fondamental qui sera développé dans la suite du film, et au-delà dans Le Parrain II.

Enfin Vito emmène la mariée pour une danse.

Fin de la séquence.

Si on totalise et résume toute l’action qu’on vient de voir, en éliminant certains détails mineurs, alors le plan de la séquence est :

  • 1ère affaire. Bonasera demande de l’aide et Vito accepte.
  • Exposition Vito et Tom Hagen.
  • Exposition mariage + clan Corleone : Vito, Mama, Sonny, Connie, Carlo.
  • Exposition lien Vito/Michael.
  • Exposition Connie, Clemenza, Tessio, Don Barzini.
  • Exposition FBI / caractérisation Sonny.
  • 2ème affaire. Nazorine demande de l’aide, Vito accepte.
  • Exposition Michael & Kay.
  • Exposition Brasi, caractérisation Michael.
  • Exposition liens Michael/Hagen/Kay.
  • Exposition Brasi/Vito.
  • Mini-intrigue Sonny+maîtresse.
  • Exposition fête.
  • Exposition Johnny Fontane (via chanson puis via Michael).
  • Exposition Fredo.
  • 3ème affaire. Johnny Fontane demande de l’aide.
  • Suite et fin de Sonny+maîtresse.
  • Suite et fin de la 3è affaire, Fontane.
  • Amorce de l’intrigue Sollozzo.
  • Synthèse exposition.

De ce seul plan d’ensemble, on peut déjà calculer une hiérarchie d’implication des personnages dans les diverses scènes :

  • Vito montré 9 fois,
  • Tom Hagen presque autant,
  • Michael (et Kay) 6 fois,
  • Sonny 5 fois,
  • Johnny Fontane 3 fois,
  • et tous les autres, moins de 3 fois

D’office, la répartition de l’importance apparaît claire. Ce film sera d’abord et avant tout celui de Vito et Michael.

Intrigues : cette séquence compte donc 4 mini-intrigues montrées ou racontées dans le film, et 2 mini-intrigues simplement évoquées mais non-montrées : les suites implicites des demandes d’aide par Bonasera et Nazorine.

Par ailleurs, cette séquence présente aussi plusieurs trames narratives non-dramatiques ou très peu dramatiques : des séries d’actions cohérentes, relatives à un personnage donné, mais qui n’occasionnent aucune dramatisation sérieuse.

  • La fête de mariage. Elle est constituée d’une série d’actions comme : la présence des membres de la famille (et de quelques importuns, comme les photographes et les agents du FBI), des chants, des danses, un repas, des boissons, de brèves discussions, une photo de famille délayée puis prise, etc.
  • La petite partie de jambes en l’air entre Sonny et sa maîtresse, racontée en quelques temps : Sonny et la maîtresse se font signe, ils se retrouvent l’un après l’autre à l’étage, ils font l’amour, Vito fait appeler Sonny, Tom Hagen vient déranger Sonny en pleine action, Sonny entre dans le bureau de Vito.
  • Le message de félicitations de Luca Brasi à Vito : Luca Brasi répète son texte, une fois, deux fois, puis il est reçu et perd un peu les pédales, Vito le remercie et le fait sortir.

Séquence 1. Commentaire

En environ 26 minutes, on a exposé l’identité et les principales propriétés thématiques de tous les personnages principaux du clan Corleone, et on peut donc clairement classer les personnages en catégories thématiques :

1/ La famille Corleone

  • Vito en impose, calme, posé, puissant, maître des destins, recevant les doléances de chacun, distribuant les grâces ou la mort.
  • Tom Hagen, quoique fils adoptif dans une famille où les liens du sang sont essentiels, s’affirme comme le bras droit indispensable. Il sait tout, propose des initiatives, gère les problèmes, exécute les ordres.
  • Sonny apparait en charge, responsable, mais impulsif, colérique et sexuel. Il est lié à son père qui le fait demander.
  • Fredo, faible, n’est impliqué dans rien. Il n’est jamais vu avec son père.
  • Michael s’avère très informé des noms, des histoires, et néanmoins distant. En amour, il se montre aimable, courtois.
  • Kay, belle américaine, non-italienne, montre beaucoup de curiosité à l’égard de la famille de son fiancé, mais les informations qu’elle obtient l’amènent à vouloir, elle aussi, se tenir à distance.
  • Les femmes – la Mama, Connie, et la fiancée de Sonny – frivoles, secondaires, ne jouent aucun rôle de premier plan, exclues des affaires des hommes.
  • Les hommes de main : Clemenza a été mentionné, Tessio aperçu, et Luca Brasi évoqué. Tom Hagen est leur chef opérationnel.

2/ Les “clients”

  • Bonasera
  • Nazorine
  • Le crooner Johnny
  • Et bientôt Sollozzo.

On leur rend des services en échange de leur soumission et de leur “respect” au Parrain. Leurs Antagonistes : des pions traités avec mépris.

3/ Les “relations”

Plusieurs relations troubles sont évoquées :

  • un “congressiste juif”,
  • des sénateurs qui ont envoyé des cadeaux,
  • un autre sénateur qui a demandé à voir Vito.

4/ Police et ennemis potentiels

En toile de fond, des agents du FBI surveillent la villa de l’extérieur.
Barzini – pour l’instant inactif, mais qui s’imposera plus tard comme le principal Antagoniste du clan Corleone – et Sollozzo son futur Allié, sont déjà là.

Il n’y a pour l’instant aucun indice de ce que sera la trame principale de l’histoire, aucun problème sérieux, aucun Héros poursuivant un but fondamentalement important pour les Corleone, et aucun Antagoniste capable de s’opposer à la puissance du Parrain. Tout est en germe, mais rien n’est déclenché. Déjà 26 minutes, soit environ 1/6è de la durée totale de l’œuvre, et pourtant… l’action n’a pas encore démarré.

La demande que formule le crooner Johnny à Vito forme le début d’une intrigue mineure. Vito en est le Mentor, qui fait de Tom Hagen le Héros d’une mission qui a pour but de donner un contrat à son protégé, contre l’avis de l’Antagoniste le directeur de studio Woltz. C’est la seule intrigue mineure vouée à être développée, les affaires Bonasera et Nazorine ne servant que de faire-valoir au Parrain.

Cependant, même si l’essentiel du drame reste à venir, le film s’avère déjà puissant, les personnages nombreux et diversifiés, et l’action riche de détails, d’émotions, de couleurs. Cette exposition générale du monde des Corleone mis en mouvement grâce à la série des mini-intrigues, des trames narratives non-dramatiques, des expositions et des amorces, a été parfaitement préparée à prendre son essor, et nous, public, savons dorénavant précisément à quoi nous attendre, qui fait quoi, et le genre de choses qui peuvent arriver dans ce monde.

Passionnant n’est-ce pas ?

Découvrez les multiples ruses techniques, secrets narratifs et effets dramatiques du scénario du film Le Parrain dans notre PDF d’analyse.

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