Dr Dre ft Snoop Dogg – The Next Episode

Dr Dre ft Snoop Dogg – The Next Episode – Traduction et signification des paroles

Chanson Gangsta-rap
PDF, 135 pages

The Next Episode – Paroles et traduction

Intro

La-da-da-da-dahh

It’s the motherfuckin D-O-double-G (SNOOP DOGG!)

C’est le putain de sa mère de D-O-double-G (SNOOP DOG!)

La-da-da-da-dahh

You know I’m mobbin with the D.R.E.

Tu sais que je suis de mèche avec le D.R.E.

(YEAH YEAH YEAH

Ouais ouais ouais

You know who’s back up in this MOTHERFUCKER!)

Tu sais qui revoilà fils de pute !

What what what what?

Quoi quoi quoi quoi ?

(So blaze the weed up then!)

Alors allume la beuh !

Blaze it up, blaze it up!

Allume-le allume-le !

(Just blaze that shit up nigga, yeah, ‘sup Snoop??)

Allume cette merde négro, ouais, comment va Snoop ?

 

Couplet 1 – Snoop Dogg

Top Dogg, bite em all, nigga burn the shit up

Chien de tête, mords-les tous, négro mets le feu

D-P-G-C my nigga turn that shit up

D-P-G-C mon négro monte le son

C-P-T, L-B-C, yeah we hookin back up

C-P-T, L-B-C, ouais on copine encore

And when they bang this in the club baby you got to get up

Et quand ils passent ça à fond dans le club bébé tu dois te lever

Thug niggaz drug dealers yeah they givin it up

Négros voyous, dealers, ouais ils assurent

Lowlife, yo’ life, boy we livin it up

Sous-vie, ta vie, garçon on la vit à fond

Takin chances while we dancin in the party fo’ sho’

Tentant notre chance en dansant dans la fête bien sûr

Slip my hoe a forty-fo’ and she got in the back do’

J’ai (en)filé un 44 à ma pute et elle a pris la porte de derrière

Bitches lookin at me strange but you know I don’t care

Les garces me regardent bizarrement mais tu sais que je m’en fous

Step up in this motherfucker just a-swangin my hair

J’ai buté dans l’aut’ fils de pute je me suis juste recoiffé

Bitch quit talkin, Crip walk, stay down with the set

Garce ferme-la, marche Crip, reste ici avec les autres

Take a bullet with some dick and take this dope from this jet

Prends une balle avec une bite et prends cette came de ce jet

Out of town, put it down for the Father of Rap

Loin de la ville, et ramène-la au Père du rap

And if yo’ ass get cracked, bitch shut yo’ trap

Et si tu t’fais coincer, salope ferme ta gueule

Come back, get back, that’s the part of success

Reviens, repars, ça fait partie du succès

If you believe in the S you’ll be relievin your stress

Si tu fais confiance au S tu soulageras ton stress

 

Interlude – Snoop Dogg and Dr. Dre

La-da-da-da-dahh

It’s the motherfuckin D.R.E. (Dr. Dre MOTHERFUCKER!)

C’est le putain de sa mère de D.R.E.

La-da-da-da-dahhh

You know I’m mobbin with the D-O-double-G

Tu sais que je suis de mèche avec le D-O-double-G

 

Couplet 2 – Dr Dre

Straight off the fuckin streets of C-P-T

Tout droit sorti des putains de rues de C-P-T

King of the beats you ride to em in your Fleet (Fleetwood)

Roi des beats tu roules vers eux dans ta Fleet

Or Coupe DeVille rollin on dubs

Ou une Coupe DeVille surélevée

How you feelin whoopty=whoop nigga whut?

Comment tu te sens tout zarbi négro quoi ?

Dre and Snoop chronic’ed out in the ‘llac

Dre et Snoop ont chroniqué dans la (Cadi)’llac

With Doc in the back, sippin on ‘gnac (yeah)

Avec Doc à l’arrière, sirotant un (Co)’gnac

Clip in the strap, dippin through hoods (what hoods?)

Flingue dans l’étui, filant dans les quartiers (quels quartiers ?)

Compton, Long Beach, Inglewood!

Compton, Long Beach, Inglewood !

South Central out to the Westside (wessyde)

South Central et jusqu’à l’ouest

It’s California Love, this California bud got a nigga gang of pub

C’est de l’amour californien, cette beuh californienne a tout un gang de nègres à elle

I’m on one, I might bail up in the Century Club

J’en fais partie, je pourrais aller flamber au Century Club

With my jeans on, and my team strong

En jeans, avec mon équipe de durs

Get my drink on, and my smoke on

Prendre un verre, fumer un spliff

Then go home with, somethin to poke on (whassup bitch?)

Puis rentrer avec quelque chose à tringler (ça va salope ?)

Loc it’s on for the two-triple-oh !

Poto c’est parti pour le deux-triple-oh !

Comin real, it’s the next episode…

ça arrive vraiment, au prochain épisode

 

Outro – Nate Dogg

Hold up, waiiiiiiit

Attends attends

For my niggaz who be thinkin we soft

Pour mes négros qui croient qu’on est des doux

We don’t, playyy

On rigole pas

We gon’ rock it til the wheels fall off

On va tout défoncer jusqu’à ce que les roues tombent

Hold up, heyyy

Attends, hé

For my niggaz who be actin too bold

Pour mes négros, qui seraient trop téméraires

Take a seeaaaaaat

Prends un sièèèège

Hope you ready for the next episode, heyyyeyyy….

J’espère que t’es prêt pour le prochain épisode, hééééé….

…smoke weed everday!

… fume de l’herbe toute la journée !

 

The Next Episode – Explication des paroles

Intro

La-da-da-da-dahh

D’office en mettant autre chose que des mots intelligibles comme texte d’ouverture, on fait un effet, on dit quelque chose.

Cette intro traduit la bonne humeur, on est donc dans un registre à la CALIFORNIA LOVE, du hip-hop pas trop contestataire, plutôt joyeux, optimiste, car gagnant, donc frimeur, aguicheur. On est loin de l’humeur sinistre ou négativement agressive de tubes comme STRAIGHT OUTTA COMPTON de N.W.A., GANGSTA’S PARADISE de Coolio, ou WHO SHOT YA? de The Notorious B.I.G.

It’s the motherfuckin D-O-double-G (SNOOP DOGG!)

C’est le putain de sa mère de D-O-double-G (SNOOP DOG!)

Ah, nous voilà de retour à quelque chose qu’on connait : un motherfucker ! Il donne son blase, dans le cadre d’une pratique qui ressemble à celle du graffiti : l’oeuvre, c’est le nom de l’artiste, sa signature.

Et signer son oeuvre d’entrée, c’est déjà depuis longtemps une tradition, un code des paroles rap, qui fondamentalement consiste à dire “Ouais, c’est moi qui parle maintenant”.

Ce nom d’artiste sonne à la fois

  • enfantin – tout le monde connait Snoopy
  • décalé – c’est un drôle de nom pour un gangster comme pour un rappeur
  • ”pop” – c’est un “ready-made”, un nom trouvé, réapproprié, une parodie de la culture de masse, comme dans l’art des années 60 (Andy Warhol ou Lichtenstein reprenant des BD…)
  • ghetto – le mot dogg a un “g” en trop, il est écrit par un cancre, et les rappeurs, on l’a vu avec les “muthaphuckkin’ G’s” d’Eazy-E, aiment massacrer l’orthographe, ça leur sert de revanche après les humiliations scolaires
  • gangster – oui, gangster, car paradoxalement, si tu veux pas finir en prison, quand tu vis de manière illégale quelqu’un il vaut mieux dire à tout le monde que tu t’appelles Snoopy le chien, plutôt que distribuer des copies de ta carte d’identité, y compris à tes victimes. Bref, ce blase ridicule est la cachette idéale du crime – comme un kilo de shit dans le nounours de la petite, dans la pousette, ça passe nickel à l’aéroport.

Bref, ça n’a l’air de rien, mais c’est riche de sens, ce nom, et ça va prêter à divers jeux de mots.

Au fait, le vrai nom de ce chanteur est Calvin Cordozar Broadus, Jr. Il aurait pu signer de son vrai nom, mais il a évidemment préféré ce nom de scène qui cache sa véritable identité. Ce véritable nom lui-même a pu, par son étrangeté, influencer le surnom, car il est composé de noms qui ne vont pas vraiment ensemble :

  • Calvin vient du prédicateur protestant suisse, Jean Calvin
  • Cordozar sonne espagnol, ce qui est curieux pour un afro-américain
  • Broadus sonne à la fois anglo-saxon (“broad” signifie “large”) et latin, ce qui une troisième fois ne colle pas à l’identité d’un afro-américain.

Je ne souligne pas le problème pour le plaisir de disserter mais vraiment parce qu’il s’agit d’un problème de fond des artistes afro-américains aux USA : ils ont du mal à avoir un nom à eux, vu qu’étant descendants de gens arrachés à leurs origines, ils ont été nommés d’après leurs maîtres, et leurs noms sonnent donc passablement absurdes, car empruntés à tout sauf à des africains – alors que les chanteurs et chanteuses du monde blanc n’ont aucun mal à assumer leur état-civil comme artistes de rock ou de variété – on a le droit d’être John Lennon, Lou Reed, Britney Spears.

La-da-da-da-dahh

You know I’m mobbin with the D.R.E.

Tu sais que je suis de mèche avec le D.R.E.

La signature s’étend à D.R.E., de son vrai nom Andre Young. Snoop trouve ici une nouvelle manière de dire un nom qui est déjà un codeD.R.E est un peu la version grandiose (comme si c’était le sigle d’un gros truc important comme l’O.N.U.) de Dre qui est la version familière et raccourcie de Andre qui est un prénom d’origine française assez courant chez les afro-américains, et qui sonnait donc banal et sans valeur. Ce prénom de pauvre est devenu un nom d’artiste multimillionnaire.

I’m mobbin’ est difficile à traduire. To mob, c’est se mobiliser, pour une cause. C’est donc une métaphore, Snoop serait en train de se mobiliser pour une grande cause, celle de la musique de Dre.

(YEAH YEAH YEAH

Ouais ouais ouais

You know who’s back up in this MOTHERFUCKER!)

Tu sais qui revoilà fils de pute !

What what what what?

Quoi quoi quoi quoi ?

Snoop a un style très oral, il en joue sciemment. C’est un des auteurs les plus ludiques, il joue avec les mots, les sons, les rythmes, les intonations de la diction, les double sens comiques, les raccourcis scotchants etc. Ce style résonne bien avec le côté cartoon de son nom : il rappe comme un grand enfant, un ado farceur.

(So blaze the weed up then!)

Alors allume la beuh !

Blaze it up, blaze it up!

Allume-le allume-le !

(Just blaze that shit up nigga, yeah, ‘sup Snoop??)

Allume cette merde négro, ouais, comment va Snoop ?

Vous voyez, c’est dans ce genre de situation qu’il vaut mieux s’appeler Snoop. Si y’a du flic ou du citoyen “guerre-aux-drogues” dans le coin, vaut mieux pas leur crier ton vrai nom au moment où tu t’allumes le gros trois-feuilles…

 

Couplet 1 – Snoop Dogg

Top Dogg, bite em all, nigga burn the shit up

Chien de tête, mords-les tous, négro mets le feu

Snoop commence fort !

 

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